L'ostéopathie. Pourquoi, pour qui, par qui...?
Qu’est-ce que l’ostéopathie ?
L'ostéopathie se définit comme l'art de diagnostiquer et de traiter les déséquilibres de mobilité articulaire et tissulaire (tendon, muscles, organes…) perturbant l'état de santé.
C’est une médecine mécaniste manuelle de première intention qui s'intéresse à la personne dans sa globalité.
Qu’est-ce que l’ostéopathie ?
L'ostéopathie se définit comme l'art de diagnostiquer et de traiter les déséquilibres de mobilité articulaire et tissulaire (tendon, muscles, organes…) perturbant l'état de santé.
C’est une médecine mécaniste manuelle de première intention qui s'intéresse à la personne dans sa globalité. C'est une approche basée sur une connaissance précise de l'anatomie, de la physiologie, de la biomécanique humaine et surtout de l’interrelation entre les différents systèmes du corps.
Les champs d’application sont :
- la colonne vertébrale
- les membres
- les organes abdominaux
- le crâne
De plus, l'ostéopathie fait appel à la précision de la palpation du thérapeute. Par différentes techniques de manipulations douces, l'ostéopathe cherche à restaurer le mouvement dans les zones bloquées du corps. Ce qui permet ainsi de rétablir l'équilibre entre les différentes parties du corps et du même coup assurer leurs fonctions.
Elle s’adresse aux sportifs, aux nourrissons, aux enfants, aux femmes enceintes, aux adultes et aux personnes âgées.
Historique de l’Ostéopathie :
Andrew Taylor Still (1828-1917), fils d'Abram Still (médecin et prêcheur protestant méthodiste), originaire du Kansas (États-Unis). Fondateur du concept thérapeutique de l'ostéopathie.
Il grandit parmi les pionniers de l'ouest américain, au contact de la nature sauvage.
Andrew devient "médecin" par expérience, en suivant son père, à une époque où les remèdes sont aussi destructeurs que salvateurs. Il pratique la chirurgie, soigne notamment les blessés de la guerre de sécession et les indiens. Il est d'un caractère fort, intéressé autant à la spiritualité qu'aux questions politiques et sociales de son temps (il fut défenseur de l'abolition de l'esclavagisme et du droit des femmes).
Sa vie est marquée par la souffrance : l'abandon de son lieu de résidence à plusieurs reprises (il est aussi fermier et ingénieur), vit dans la misère jusqu'à la fin de son existence, perd une femme et trois enfants.
Still attribuait sa découverte au bon sens, à une connaissance extrême de l'anatomie qu'il apprend en disséquant des cadavres, et à une honnêteté sans faille.
L'ostéopathie est une médecine non conventionnelle créée par Andrew Taylor Still, (1828-1917), essentiellement fondée sur des techniques manuelles.
William Garner SUTHERLAND est né le 27 mars 1873 dans une modeste famille de fermier d'origine écossaise. Journaliste à l'Austin Daily Herald, il rencontre l'ostéopathie à travers la guérison de son frère. Il décide de prendre d'abord un congé sans solde à Kirsville pendant un an puis choisit pour la vie l'ostéopathie.
Le 28 juin 1900, il sort diplômé de l'A.S.O. C'est au cours de ses études qu'il dit avoir eu sa première intuition de la mobilité des os du crâne :
" L'idée germa en contemplant les os désarticulés d'un crâne exposé dans le Hall nord du bâtiment de l'A. T. Still Infirmary. Les surfaces articulaires de ces os me semblèrent par leur contour destinées pour une mobilité articulaire…"
Mais l'idée incongrue revenait le hanter et il décida, pour avoir l'esprit en paix, de prouver ce qu'on lui avait enseigné : qu'à part la mandibule, tous les os du crâne sont soudés" [2].
C'est alors que W. G. Sutherland se mit, à l'aide d'une pointe de canif, à désarticuler des crânes.
Et cette approche patiente, minutieuse, approfondie, est de la plus haute importance. Elle révèle que les dessins des articulations sont réciproques, et s'inspirent de types mécaniques qui pourraient permettre un léger glissement.
Stupéfait, Sutherland ne peut prouver l'immobilité. Il entreprend alors, manuels de mécanique en main, de faire l'inventaire précis de chaque os, de chaque surface, de chaque angle, de chaque trou, etc. et d'analyser les gouttières, engrenages, charnières, crochets, poulies, points d'appui et autres dessins, qui sembleraient sans objet dans un dôme inflexible." [3].
Obsédé par sa découverte, il garda pour lui de nombreuses années le fruit de ses recherches :
Il commença par étudier sur lui les conséquences possibles d'une lésion ostéopathique. Il essaya par divers procédés de comprimer ou de déformer son propre crâne. Les effets obtenus par ses auto-expériences, les douleurs de lésions provoquées par des soins dentaires ou par un traumatisme, leur disparition par autotraitement grâce à ses connaissances anatomiques et à son habileté technique, le convainquirent qu'il pouvait commencer sans risque à traiter ses patients.[4]
En septembre 1929, le moment lui semble venu de partager sa découverte. Il profite de la réunion du district du Minnesota pour présenter le concept crânien qu'il a mis vingt ans pour mettre au point. Mais c'est l'échec complet. Pire, on n'en parle pas!
Pour essayer de faire passer son message, il écrivit un manuscrit pour le Journal of Osteopathy qui le refusa. En juillet 1931, son premier article intitulé "Skull motions" (mouvements crâniens) parut dans le Northeast Bulletin et fut suivi d'une série d'autres dont le "Cranial membranous strains" en décembre de la même année dans le Western Osteopathic.
L'intérêt pour le concept qu'il défendait grandissant, au cours de l'été 1932, il fut invité à venir exposer ses idées à la convention nationale de l'AOA [5] à Détroit.
Dès lors les évènements heureux se succèdent pour W. G. Sutherland
Quand avoir recours à l’Ostéopathie :
- Au niveau articulaire :
Les entorses, les tendinites, épicondylites(tennis elbow), lésions méniscales
- Au niveau vertébral :
Les lumbagos, les sciatiques, les torticolis, les cervicalgies, les vertiges, les névralgies cervico-brachiales, les névralgies intercostales.
- Au niveau du crâne :
Les migraines, les maux de tête, la névralgie du trijumeau.
- Au niveau du système digestif :
Certaines constipations, diarrhés, douleurs d’estomac.
- Au niveau gynécologique :
Le suivi lors de la grossesse, les douleurs sacro-iliaques, les maux de dos, les douleurs de règles, etc….
Le Remboursement :
L’ostéopathie (thérapeutique de première intention) est prise en charge sans prescription médicale par les assurances complémentaires en ostéopathie.
Ainsi elle propose le libre accès du patient au praticien sans passer préalablement par un médecin.
Cette prise en charge dépend de votre contrat d’assurance.



